La présence chinoise en Afrique: Les Africains dans l’embarras

Article : La présence chinoise en Afrique: Les Africains dans l’embarras
18 janvier 2011

La présence chinoise en Afrique: Les Africains dans l’embarras

Sans aucun souci pour leur intégration, les chinois s’installent de plus en plus nombreux dans toutes les villes Africaines. Une présence que l’on a vu exploser juste ces cinq dernières années alors qu’elle se résumait autrefois aux techniciens venus assister le pays frère fraîchement libéré du joug colonial et contribuer ainsi à son essor. On les trouve désormais partout, du petit commerçant à l’entrepreneur sans oublier l’aventurier, sur les chantiers pétroliers ou de bâtiments et des travaux publics, dans leurs boutiques, dans leurs cliniques, dans les coins de rues exhibant des produits traditionnels conçus généralement à base de feuille des plantes réputés soignés plusieurs maladie à la fois : une boite de médicament qui soignerai la fièvre typhoïde, le diabète, la goutte, la fatigue et les maux de têtes chroniques, n’est-ce pas intéressant ? Et surtout que les prix sont à la bourse de tous.
Dotés d’un esprit aiguë des affaires, ces ressortissants de l’empire du milieu n’ont pour seul obstacle que la langue, ils se font ainsi assister dans leurs affaires par les nationaux avec lesquels la communication reste gestuelle.
Tout le continent noir est sur le coup. N’djamena, Dakar, Yaoundé, ouaga, Abidjan, Bangui et dans bien d’autres ville, les constats sont les mêmes. Il n’est pas rare de trouver dans ces villes des quartiers dénommés ″quartiers chinois″, quartiers exclusivement réservés au commerce chinois et au logement. A Dakar, un tour entre la banque centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCAO) et le monument de l’indépendance nous donnerait l’impression d’être en Chine vu cette place forte commerciale chinoise qui s’est développée progressivement ces cinq dernières années jusqu’à avoir aujourd’hui une dimension semblable à celle d’un marché local. Même remarque à N’Djamena au quartier klematte ou l’on peut les voir affairer dans les rues ou dans leur boutiques en bordures de l’avenue EL nimerie, également sur l’avenue Charle Dégaule et au marché de mil, au grand marché rood wooko de ouaga. Sur ces marché on y trouve divers produits : vêtements, chaussures, ceintures, sacs, appareilles téléphone, appareilles électroménagers et appareilles industriels à des prix défiant toute concurrence.
Adaptés au marché africain, ces produits se vendent en grande quantité, ils permettent à beaucoup de famille africains à faible revenu de satisfaire leurs besoins élémentaires : pour préparer les fêtes ou les rentrées scolaires, les parents peuvent économiser jusqu’à deux tiers de leur revenu en achetant des produits Made in china. Avec ces produits, enfants, jeunes et adultes trouvent leur compte. Mais si le prix est à la bourse de tous, la qualité quant à elle, laisse à désirer, cet aspect fait l’objet d’énorme controverses sur les médias: «la qualité dépend du prix, si vous pouvez dépenser 1000 dollars pour un article, ce sera tout à fait différent d’un article de 1 dollar. Si on dit toujours que les produits chinois sont de mauvaise qualité, ce n’est pas juste. […]» a laissé entendre le conseiller économique de la Chine au Sénégal M. Zhou Zhaoming sur les écrans de la télévision africa24.
″Quand on veut noyer son chient, on le traite de rage″ dit-on. L’acharnement des pays occidentaux contre la coopération sino-africaine doit faire l’objet de nos jours d’une attention particulière pour les autorités africaine qui semble être dans l’incapacité de faire le choix entre ″celui que tu aimes et qui t’aime″ et ″celui que tu aimes mais qui ne veux de ton bien″. Malgré tout, puisque l’affirmation de la menace Chinoise pour l’Afrique existe, interrogeons nous sur sa véracité. Nous remarquons ainsi que :
1- le marché africain est submergé par des produits Chinois, cet offensif commercial Chinois suscite espoir et controverse sur le continent noir : l’on ne cesse de s’interroger sur les limites de la politique commercial de la Chine et sur la concurrence directe que font peser ses produits sur le tissu économique africain.

2- l’Afrique est devenue le réservoir de la Chine. Sous prétexte d’exploiter les ressources pétrolières et minières africaines, elle les pille en réalité pour alimenter ses industries ;
3- dans cette ″exploitation″, les mesures de protection de l’environnement sont quasiment nulles, cela porte un coup fatal à l’environnement ;
4- la Chine ne respecte pas les critères internationaux du travail, exporte en Afrique une main-d’œuvre nombreuse et impose un salaire trop bas aux travailleurs locaux ;
5- la coopération intéressée que la Chine mène avec des régimes dictatoriaux enfreint les principes de la démocratie et des droits de l’homme, et trahit son cynisme.
6- les ventes d’armes chinoises ne sont non plus à négliger : la Chine est soupçonnée d’utiliser certains pays africains comme débouchés de sa technologie militaire.
N’est ce pas vrai ?
Assurément.
L’on voit néanmoins l’amitié sincère et dévouée que livre la Chine à l’Afrique.
Nombreux sont ces africains qui reconnaissent que les aides de la Chine ont amélioré les infrastructures de l’Afrique et changé sa physionomie quand l’occident multiplie ses promesses d’aide alors que personne ignore que ce dont l’Afrique a besoin aujourd’hui, c’est une amitié sincère sans hypocrisie, ou nul n’est perdant : le Win-Win
Bien qu’entre celui qui t’aime et celui que tu aimes, la nuance est grande, il est temps pour l’Afrique de faire son CHOIX.
҉

Partagez

Commentaires

Boukari Ouédraogo
Répondre

En tous cas, grace aux Chinois, on peut s'acheter des choses moins chères

Bantambe Nerdje
Répondre

c'est tout à fait vrai et y a pas que ça, nous voyons nos infrastructures, nos villes changer d'aspect de jour en jour grâce à la coopération Sino-Africaine, ce qui certainement n'allait pas être le cas avec l'occident, donc, ce serait trop ingrat de notre part, nous africains de ne pas reconnaitre cela même moindre qu'elles soient. MERCI

Charles Lebon
Répondre

Ce que tu dis est bien vrai.
Cependant, je ne crois pas que nous devons prioritairement les accuser. Pour celui qui cherche du profit tous les moyens sont bon. C'est à nous, surtout à nous dirigeant, helas corrompu et aveugles volontaires, de mettre des conditions pour que les différentes coopérations que notre continent entretient avec ces pays mercantiles nous soient profitables.

Bantambe Nerdje
Répondre

Évidement. l'accusation n'est pas vraiment fondée. d'une façon simple, on sait que le consommateur(les africains) veux maximiser son profit et minimiser le cout et c'est la même situation chez le producteur (la Chine), donc la situation dans laquelle nous sommes avec des produits de faibles qualité sur le marché ne doit pas être imputée à la Chine :en économie on dit que l'offre crée sa propre demande. si les produits chinois existent et continuent à exister, y a une raison, donc c'est à nos dirigeants de coordonner les choses de façon à augmenter le pouvoir d'achat et par conséquent imposer au producteur la qualité sinon le produit à produire et être franc avec tout coopérant de facon a garantir l'intérêt de la population.MERCI

Chinois
Répondre

Ca c'est au début, après la Chine va bouffer l'afrique comme il va faire avec le Vietnam. Regardez les actualités entre les petits pays asiatiques et la Chine sur la mer, c'est pas des blagues.

Morin
Répondre

Un bulletin d'information diffusé autour du 18 décembre 2013, sur la chaîne CCTV-France, Télévision Centrale de Chine, indiquait que le nombre de Chinois exerçant en Afrique était de deux millions de personnes.